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2015 est bien parti pour être un millésime légendaire dans le Bordelais

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Selon Philippe Dhalluin, le directeur général de Baron Philippe de Rothschild, 2015 pourrait être une année exceptionnelle (du même ordre que le légendaire millésime 1982), si la météo sèche et ensoleillée persiste dans le Bordelais.

Interviewé par The Drinks Business hier à Londres, où Dhalluin animait une dégustation de Mouton Rothschild, il a expliqué que la météo cette année avait déjà assuré « un bon millésime » et que si les prévisions d’un temps toujours sec et ensoleillé se confirmaient, ce millésime pourrait être « exceptionnel ».

« Pour le moment, tout va bien… Mais nous avons besoin d’une météo clémente jusqu’à la fin des vendanges [2-3 semaines], sans pour autant que les températures soient trop élevées parce qu’en ce moment, le raisin est à un bon niveau de maturité », a-t-il expliqué, ajoutant que les prévisions météo des deux prochaines semaines étaient « très bonnes » dans le Bordelais.

Il a ensuite affirmé : « Je peux me tromper, mais je pense réellement qu’on tient d’ores et déjà un bon millésime. J’ai goûté des grains de raisin à Mouton vendredi, et sur certains pieds de vigne, ils sont arrivés à un degré de maturité qui semble parfait. »

Et d’ajouter : « Mais s’agit-il d’un très bon millésime ou d’un millésime exceptionnel ? Ça, je ne le sais pas encore. »

Comparé aux conditions des millésimes précédents, Dhalluin a déclaré que malgré la chaleur extrême à Bordeaux en mai, juin et juillet, le millésime 2015 ne ressemblait pas vraiment au 2003, une année caractérisée par des températures estivales très élevées.

La récolte lui rappelle cependant certains grands millésimes pour lesquels une météo sèche et ensoleillée avait produit des vins concentrés et équilibrés, comme le légendaire millésime 1982, ainsi que le 2005.

« Cette année n’est pas comme 2003. C’est encore tôt pour le dire, mais il pourrait s’agir d’un 1982 ou d’un 2005… à moins que ce ne soit un 1989 », a-t-il affirmé.

Cachant à peine son optimisme quant à la qualité de la récolte de cette année, il a ensuite expliqué : « Le raisin a un bon niveau d’acidité tout en étant si sucré… C’est rare qu’il ait si bon goût si tôt ; d’habitude, début septembre, il est très acide, avec des tanins râpeux, mais pas cette année. J’espère voir naître des vins aux tanins très mûrs, des vins denses et soyeux. »

Dans un e-mail envoyé hier à The Drinks Business, Olivier Bernard, le président de l’Union des Grands Crus de Bordeaux, suggère également que le millésime 2015 pourrait être d’une qualité remarquable.

Il écrit : « Cela fait quelques années que le Bordelais n’a pas vu un millésime aussi fabuleux », même s’il ajoute que « quelques semaines de suspense vont être nécessaires avant de voir s’il tient ses promesses ».

Voici ses explications sur le bordeaux 2015 en intégralité :

Les mois de mai, juin et juillet 2015 ont été parmi les plus chauds et les plus secs jamais enregistrés. Le stress hydrique, si important dans le ralentissement de la croissance végétale et dans la maturation, a commencé début juillet et a donné lieu à une véraison magnifique début août. Je n’avais pas vu de véraison si précoce et si homogène depuis 2009. Le 15 août, tout notre raisin avait pris de la couleur et une grande partie était déjà bien foncé. Heureusement, le mois d’août a été plus frais et plus humide, ce qui a redonné une certaine vigueur aux vignes.

 Les vins blancs secs


Le mois d’août a permis au raisin, surtout celui destiné aux vins blancs, de « respirer » et de garder sa fraîcheur. Les premières grappes ont été cueillies fin août. Leur jus est superbe et les prévisions météo pour les deux prochaines semaines ont l’air idéales. Nous sommes sereins quant à la qualité de ce millésime.
 
Les vins rouges

Les merlots seront récoltés dans les dix derniers jours de septembre et les cabernets dans les deux premières semaines d’octobre. Le raisin présente un potentiel exceptionnel, mais il aura encore besoin de six semaines sans accrocs de taille.

Les vins blancs sucrés

Les grappes de sémillon et de sauvignon blanc atteignent peu à peu une maturité parfaite. Comme pour tous les millésimes, le botrytis va être déterminant. Les conditions sont favorables à son développement.

le 8 septembre 2015

Patrick Schmitt

The Drinks Business

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